Detention


3,00

Petit message à caractère informatif : vous vous apprêtez à assister à une mélodie à trois cordes trèèèès sensibles. La première corde, c’est l’adaptation sur grand écran du jeu vidéo Detention, un survival horror à énigmes multiples qui se déroule dans une école taïwanaise dans les années 60. Et une adaptation au cinoche, on le sait, c’est toujours risqué (reposez en paix, ALONE IN THE DARK et WARCRAFT). La deuxième corde, c’est le contexte : à savoir la Terreur Blanche, qui a plongé Taïwan dans près de 40 années de tortures arbitraires. Ici, en l’occurrence, on suit une bande de jeunes étudiants qui ont l’outrecuidance de fonder un club littéraire clandestin, à une époque où lire un poète chilien revient à prêter allégeance à Daesh aujourd’hui. Démasqués et torturés, les survivants vont se réfugier dans un univers cauchemardesque, à mi-chemin entre SILENT HILL (pour l’ambiance) et LE LABYRINTHE DE PAN (pour le contexte politique). La troisième et dernière corde sent, quant à elle, le soufre géopolitique : officiellement, suite au sous-texte politique du film, la Chine a décidé de censurer purement et simplement DETENTION (si vous êtes à Pékin, essayez de taper le nom du film sur Google). Officieusement, il s’agirait plutôt d’une histoire entre Xi Jinping et Winnie l’Ourson, maaaais ça ne nous regarde pas… Quoi qu’il en soit, si l’on applique l’accord de ces trois cordes, ça nous donne un riff hallucinant qui s’est payé un cumul historique de 12 nominations au Golden Horse Awards avant de pulvériser littéralement le box-office local, à cette douce époque où tout était encore plus ou moins normal.

Année 2019
Réalisateur John Hsu
Casting Gingle Wang,
Fu Meng-Po,
Tseng Jing-Hua
Distributeur Mandarin Vision
Genre horreur, mystery, thriller
Audience
Durée 103'
Pays Taïwan
Audio Mandarin Chinese
Sous-Titres EN, FR, NL
Première Première Belge
Production 1 Production FIlm Co./ Filmagic Pictures Co.
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