Masterclass – Censorship

« Je me demande bien ce qui passait à la télévision la veille de la Saint-Barthélémy… »

ALBERT DUPONTEL (only in French)

Du théâtre shakespearien à nos jours, en passant par les années 40 et son fameux code Hays, où montrer une femme enceinte était interdit (sous peine de réduire à néant l’illusion des cigognes apportant les moutards auprès des enfants… Véridique !), la censure a toujours existé.

Les motivations et les raisons ont certes évolué au fil du temps et des mœurs, mais la ligne rouge du politiquement correct reste toujours imprimée en filigranes sur toutes les œuvres culturelles. Telle une frontière fluctuante à ne pas franchir. L’avènement des réseaux sociaux et, à contrario, les spécificités culturelles de chacun ont achevé de brouiller cette notion – déjà ambiguë – de censure, la rendant de plus en plus perméable à des dérives : la censure porte-t-elle sur la forme ou sur le fond ? Les formes de financement via les télévisions publiques brident-elles le culot libertaire, sinon provocateur des cinéastes ? Les nouvelles revendications identitaires ont-elles un impact sur la création d’aujourd’hui ? Et, finalement, l’auto-censure est-elle devenue un réflexe inconscient dans le processus de création, alors même que la société devient de plus en plus violente ?

Comme on n’en sait rien, on a demandé à Jake West, réalisateur de Doghouse et spécialiste des Video Nasties, Srdjan Spasojevic, réalisateur du sulfureux « A Serbian Film », Xavier Gens, qui a une brouette d’anecdotes sur le tournage de « Frontière(s) », et Kamal Messaoudi, véritable couteau suisse des médias et du cinéma populaire, de tailler le bout de gras sur ce sujet brûlant et extrêmement clivant…

Quand ? 31 Août 2022

Quelle heure ? 18:30

? Cine 3

Sur réservation uniquement

En Anglais uniquement