ArtBIFFF

Serge Boularot

La démarche

Ma recherche se focalise aujourd’hui sur la représentation du corps humain. Mon métier d’enseignant en expression plastique, m’a naturellement porté à en analyser les occurrences dans l’oeuvre des Maîtres, celle des vestiges de l’Antiquité gréco-romaine comme celle des plasticiens d’hier et d’aujourd’hui.

Homère utilise les termes de “thumos”, de “psukhé” et d’”aion” pour nommer ce qui anime l’homme, ce qui le pousse à agir, ce qui le fait vivre. Ces notions, abstraites pour nous, étaient pour les Grecs anciens des substances physiologiques concrètes situées dans le corps. Le “thumos”, c’est l’esprit, la conscience ordinaire de l’homme.
C’est un souffle. Il est vaporeux, lié au coeur et aux poumons, plus qu’à la tête où siège la “psukhé”, âme ou principe de vie qui , chez les Grecs, ne se limite pas au cerveau mais s’étend à toutes les substances claires du corps : moelle, graisse… L’ “aion”, lui, est le parangon de toutes les humidités de l’être : pleurs, sueur … Dans ce sens l’”aion”, signe de vie, s’oppose au dessèchement, signe de vieillissement et de mort.

Cette intériorité de l’homme, déjà pensée comme un ensemble de matières par les Grecs, je cherche à la mettre en oeuvre. Cette assimilation des humeurs, des sentiments et de la psychologie humaine à des substances et à des organes, je travaille à la transposer dans la terre dans, à trouver les structurations et les rythmes qui spontanément expriment l’homme dans son être essentiel. Comment faire émerger des êtres dont la présence physique et psychique se réalise dans un seul lieu : le matériau de l’oeuvre ?

Mon travail interroge cette représentation du corps par la mise en oeuvre de techniques diversifiées qui explorent le champ de l’expression plastique d’aujourd’hui. Entre la matière picturale, le papier, et surtout la sculpture céramique, ce travail figuratif se veut surtout plastique. Cette double dimension de l’image du corps inscrite dans la matière terre, témoigne d’une correspondance entre l’être humain et sa représentation. Qu’elles soient sourdes ou impérieuses, ce sont les mêmes pulsions qui animent le corps représenté et la céramique qui le constitue. La matière y prend sens et la forme humaine sa force expressive.

David P.

Touche à tout infatigable, trempant son imagination bouillonnante, tantôt dans le rouge sang tantôt dans l’encre des ténèbres, David P. fait naître sous son pinceau frénétique une infinité de tableaux. Chacun nous ouvre la porte d’un monde parallèle, d’une autre dimension, peuplée de petits monstres taquins, de créatures démoniaques ou encore de nymphes à l’érotisme vénéneux.
Souffrant du syndrome de Peter Pan, on ne s’étonnera pas qu’il nous offre également tout un panel de monstres gentils et d’étonnants dessins animaliers.
Brusseleir et Zievereir de formation, il a déjà publié de nombreux livres dont “Le livre secret du dégoûtant”, “Elephant man, anatomie d’un monstre”, la série “Il était une fois…” sur l’Histoire de Belgique ainsi que la série “Beurk, la cruelle histoire de l’humanité” où il nous montre une nouvelle facette de son art, en proposant des livres ludiques et éducatifs teintés d’humour qui raviront les adolescents friands d’imageries spectaculaires.
Laissez vos sens plonger au cœur de ses univers historico-fantastico-érotico-burlesques.

Palix

Lors de mes 15 premières années d’illustrations, réalisées principalement à l’aquarelle, j’ai dessiné de grands procès pour les médias belges. De celui de Marc Dutroux à celui de Salah Abdeslam. J’ai illustré de nombreuses affiches, étiquettes de bières, véhicules, disques et une dizaine de livres … Rares sont les supports auxquels je ne me suis pas attaqué. 

Depuis 5 ans j’improvise à l’huile, en grands formats, afin de repousser les limites de mon imagination. Un peu à la manière d’un archéologue qui fouille minutieusement le sol sans savoir ce qu’il va y trouver ; je cherche, en peignant, des traces de vie qui se cachent sous le blanc des toiles vierges. 

Voici une invitation à une promenade graphique dans des paysages infinis et des mondes intérieurs.

Alain Poncelet & Patrick Cornelis

Lorsque deux auteurs de BD,  fans absolus de zombies, décident de réaliser un projet commun, il est fort à parier qu’ils ne feront pas dans la dentelle. Patrick Cornelis (Virus) et Alain Poncelet (Omega Thanatos, Rusalka) s’en donnent à cœur joie dans “Mortinfernum”, un recueil à mi-chemin entre bande dessinée et artbook. Au programme : 3 récits courts en BD, 20 œuvres d’art revisitées façon “zombie”, un chapitre “hot” et plein d’autres réjouissances gore !
Le livre verra le jour fin mars et sera présenté au meilleur endroit du monde : le BIFFF. Séances de dédicaces et exposition vous y attendent.

 

Contact: Marleen De Schryver marleen@artpieterpauwel.be
Art Projects PieterPauwel
Korte Nieuwstraat 9 b13
9300 Alost

 

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